Du tennis à la reine d’Angleterre.
Marie nous demande une photo de collier, c’est bien volontiers
que je me soumets à son désir d’autant plus que j’y trouve matière au billet de ce matin.
Le goût de certains bijoux m’est venu en regardant Rolland Garros où un beau brun se faisait plus remarquer par son brillant à l’oreille que par son jeu. Qui se souvient de Pecci?
Une seule boucle d’oreille, ça c’était un truc pour moi, les affaires à l’époque marchaient bien et le père-noêl a fait transformer ma bague d’avant mariage en ornement auriculaire. Le brillant a
été suivi d’un saphir et ainsi mes deux oreilles furent customisées. Une bonne chose de faite.
Ne disposant que de 2 oreilles,il fallait passer aux poignets, anniversaire et famille toujours généreuse ont fait cliqueter des joncs et des gourmettes, rien que de l’or, je n’aime pas le faux
et en plus j'y suis allergique, des boutons me viennent aussitôt que du toc se pose sur ma peau délicate.
Les bracelets sont dans une coupe sur la commode, ils me gènent pour tapoter le clavier.
Je dois dire que la révélation du collier de perles m’est venue sur le tard, tout d’un coup il était indispensable !
Encore une fois anniversaire et famille plus que généreuse se sont penchées sur le problème, pas question de franchir la porte d’un bijoutier, coup de pot et combine sisteresque,
voilà le 1er rang, mais comme il ne faut jamais laisser passer une bonne affaire je me retrouve avec 2 rangs de perles, le bonheur presque total puisque je vise maintenant les 3 rangs,
comme la Queen, c’est tout. Jamais 2 sans 3.
Je ne suis pas très coquette, bricolant, les mains pleines de peinture, pantalon maculé de terre, chaussures vieilles de 10 ans, T-Shirt improbable ces éléments vestimentaires sont souvent mon
lot quotidien mais jamais sans mes perles. Sauf quand Fille Unique me met un bébé dans les bras, car la force insoupçonnée des petites mains pourraient bien semer des perles sur le sol et un
renfilage coûte cher.
