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Présentation

Il était une fois.

Dans ma rue il y avait côté pair, un café, une antiquaire, une blanchisserie, une boulangerie, une magasin de vêtements, une marchande de chaussures, un charcutier traiteur, une librairie.
Côté impair, 4 cafés, dont un épicerie, 2 bouchers, un plombier-quincailler, une poissonnerie, 2 bazars qui faisaient le bonheur des enfants, une teinturerie, une épicerie-primeur, un boulanger et je dois bien en oublier.
Maintenant dans ma rue, il y a toujours Sister l’antiquaire, elle a changé de côté, les cafés, les bouchers, mais les bazars, la charcuterie et la poissonnerie ont disparu, la teinturerie, le quincailler  et l’épicerie aussi, et d'autres ont disparu.
Des logements ont remplacé les bazars, les banques et assurances ont pris la place des commerces de proximité,  à 19 h ma rue commerçante de jadis est déserte.
Jadis c’était au siècle dernier, en 1971, le village plafonnait à 3000 habitants, le facteur passait  matin et après-midi, on pouvait sans problème ne pas avoir de voiture, il y avait tout au village.


Par bricol-girl - Ecrire un commentaire - Voir les 23 commentaires

De 77 à 81 nous avons vécu 4 ans en Algérie, coopérants privélégiés, tous les 3 mois je rentrais en France avec Fille-Unique, chien et bagages, Maky, pour le travail bien plus souvent.

Comme les Algériens nous préférions voyager sur Air France, négligeants la compagnie locale et ses boites à outils éventrées sur le tarmac au moment du départ.

Dans tous ces allers et retours, rien de dramatique n’est arrivé, mais je peux comprendre l’angoisse, à un niveau bien différent, de ceux qui attendent en vain un avion, des amis, de la famille.

Un brouillard à couper au couteau nous a empêché un jour de décoller d’Orly, nous sommes transportés en bus ver Roissy, « pas d’inquiétudes, vos bagages suivent » les bagages je m’en moque mais Yago dans sa caisse…

Je ne veux pas que mon chien soit oublié, les calmants font effet quelques heures, s’il se réveille avant de me voir, ça va être rock and roll !

Les heures tournent, les scénari les plus fous prennent possession de mon esprit, le retard s’accumule, enfin nous décollons, et arrivons à Alger.

Les bagages sont bien là, mais de chien point. Heureusement nous connaissons beaucoup de monde,  et pouvons passer derrière, dans les entrailles du hangar des bagages non réclamés, des containers en attente et du personnel fatigué qui dort sur des sacs que leurs propriétaires attendent.

C’est bien ce que je craignais, Yago s’est réveillé et personne n’a voulu approcher de sa cage. Ouf, tout va bien, il n’a pas été détourné, n’est pas resté à Roissy et se calme en nous voyant.

Rien de comparable bien sûr avec ce que vivent actuellement les familles des disparus du vol d’hier.

Rien de dramatique, juste une petite bouffée d’adrénaline qui survient quand on attend un peu plus que d’habitude. 


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 Ma petite chronique matinale, qui n’à d’intérêt que pour Fille Unique, s’écrit pendant que le biberon d’Eugénie se vide devant les aventures du petit pantin au pays des jouets.

Quelle n’est pas pas contrariété quand ce matin le clavier refuse de répondre à la moindre pression.

Vite je me plie en 8, les genoux en 12 et une petite visite sous le bureau pour constater que le clavier indispensable est débranché et qu'un coup d'aspirateur serait nécessaire.

Je me voyais mal  commencer la journée sans la tournée des blogs, en outre il était un peu tôt pour endosser mon rôle de compagne de jeux d’Eugénie.

La-dite Eugénie qui a du trouver sa grand-mère bien moins cool hier.

Plus envie d’endurer les crises de désespoir bruyantes dès que Maky n’est plus dans son champ de vision. J’ai pris mon air le plus sévère et même ce matin à 5 h la belle réveillée s’est rendormie.

Non mais ! Qui c’est la chef dans cette maison.


Par bricol-girl - Ecrire un commentaire - Voir les 15 commentaires





Quand satisfaite de l’aspect presque étincelant qu’avaient pris les portes et poignées des éléments de cuisine je me suis assise devant l’ami ordichéri la petite étincelle ménagère brillait encore en moi et réclamait quelques clics .

Dans un moment d’égarement je m’étais incrite, il y à plusieurs mois sur le site de « vente privée » depuis une certaine Cécile me noyait littéralement sous des offres plus alléchantes les unes que les autres, l’ennui est que d'une part, j’ai peu d’envie, d’autre part je trouve que ne pas voir les articles proposés avant le début de la vente n’est pas la meilleure façon de se motiver pour faire chauffer la carte bleue.

Je n’ai pas la fièvre acheteuse, je n’aime pas avoir des limites dans le temps et surtout, même en me levant aux aurores, les quelques rares fois où je fus intéressée par un article, il était déjà épuisé !

Hier donc je me suis désinscrite de tous les sites me proposant les affaires du siècle et bien je vous assure que ça fait de la place dans les boites de réception.

Même la Sncf s’était mise à me harceler, ça tombait bien je devais me renseigner de certains horaires…en raison d’une surcharge….nous sommes dans l’impossibilité…Va te faire fo…Oui je peux être très grossière et même pas honte.

Donc récapitulons : Dans la cuisine, ça brille, dans les emails, j’y vois plus clair, dans les placards, les piles de T-Shirts sont par couleurs et tailles.

Sur ma table basse, toujours pas de tome 3 et « La fille du fossoyeur » ne se lit pas facilement, misère, violence, crasse, racisme, difficile à  digérer.


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                               Marraine Justine au bord de la rivière en 1931

Je vais vous parler d'un temps que les moins de 75 ans ne peuvent pas connaître.

Voici donc ce qu'était dans le midi de la France ( jusque dans les années 40 )les jours de grandes lessives ou « bugado »

Dans les maisons de bonne tenue où les grandes armoires et commodes ventrues débordaient de linge accumulé par mariages et, ou héritages, (je me souviens entre autres d'une nappe pour les repas de chasse -24 couverts- auquels  les femmes ne participaient pas, je vous raconterai si cela vous intéresse).

La bugado se pratiquait donc durant la semaine des Rameaux.

Bien sûr la bugadière était retenue à l'année, durant ces jours de grande lessive elle officierait à la maison, étant payée et nourrie et pouvant emporter les restes, (c'était ainsi et elle se savait nécessaire et appréciée).

Tous les draps, serviettes, torchons, taies d'oreillers, de traversin et d'édredon, une fois jugés sales attendaient un an le bugado dans de grandes malles en osier, au grenier largement aéré...

Pour cette bugado on sortait un grand cuvier de zinc et bois comme celui dans lequel maceraient les petits enfants sauvés par St Nicolas !

Dans la cheminée brulait un feu d'enfer alimenté de sarments et ceps de vigne qui chauffait jusqu'à ébulition un mélange d'eau et de cristaux de soude.

Le cuvier était tapissé de vieux draps rugueux ne servant qu'à cet usage. On y déposait le linge à laver, par couches successives, intercalées de cendre (gardée au cours de l'année dans de vieilles comportes), des sachets de lavandes, romarin étaient disposés de loin en loin.

Pendant ce temps dans des chaudrons de cuivre bouillait de l'eau additionné de cristaux de soude, cette eau serait versée sur le linge avec une grosse louche en bois.

Dans le fond du cuvier un robinet servait à régler le débit, l'opération durait plusieurs heures, jusqu'à ce que l'eau soit claire...

Ensuite c'était le rinçage dans des bassines communiquantes. Dans un temps plus biblique j'ai connu le rinçage à l'eau  courante d'une rivière claire et chantante ainsi que le sêchage sur les cailloux blancs et les buissons qui bordent la dite rivière, C'était au pied du Canigou.

Le grand vent de Cers assurant un séchage rapide, tout était presque repassé. Le repassage des nappes et draps richement brodés se ferait un peu plus tard. Travail long et minutieux.

Le résidu liquide de la lessive que l'on appelait « lessif » servirait pour le grand nettoyage de printemps, sols, boiseries, vitres, tout y passait, cela sentait une odeur divinement propre et allègre qui nous disait que les beaux jours étaient là.

Quand sonnait le retour des cloches tout était presque rangé et la maison fin prête pour accueillir l'été.


Par bricol-girl - Ecrire un commentaire - Voir les 20 commentaires
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