Entre 2 coups de pinceaux, quelques petits points de croix et pas mal de lecture,
grand-mère comblée 4 fois cherche lecteurs assidus pour partager ses coups de coeur et coups d'humeur.
Des mois sans les voir et presque sans les entendre, des nouvelles par des sources extérieures, je savais que les hauts et bas se
succédaient et puis hier l’heureuse surprise de les voir arriver, comme avant, avant qu’un mauvais coup leur tombe dessus.
Comme avant il m’a fait rire, comme avant elle a parlé des enfants, de leurs projets, tout était comme avant.
Quelques mots lachés dans les commentaires et j’avais compris que le moral était revenu, avec lui l’envie de renouer le contact.
Fils aîné d’amisdetoujours a transmis à safille les gènes de notre amitiè, elle nous connaît peu mais est à l’aise avec nous, à son fils il a transmis la
tradition « de chez Mab on emporte toujours quelque chose ».
Tout est bien qui finit bien un dimanche.
Précision: Léon de Brignoles n'est pas mon oncle mais mon cousin au second degré.
* Léon et Mab.
Dans mes hésitations avec un « maman tu ne voudrais pas une oie pour noêl ? » un peu directif.
Mais oui, mais c’est bien sûr, comme disait le commissaire Bourrel en se frappant le front, j’avais oublié que Fille-Unique élevait -aussi- des oies, je la soupçonne même de vouloir s’initier
au foie gras.
Un tour sur le net et j’ai mis de côté une recette qui semble simple et savoureuse, une bonne chose de faite !
Les choses se décantent peu à peu et je dors même le matin,(2 matins de suite) une nouvelle ère se profle t-elle à l’horizon d’un néfaste 2009 pour beaucoup d’entre nous.
Après Belle TT qui devient une pro d’internet comme une jeune, c’est au tour du cousin Léon de Brignoles de se frotter aux joies du virtuel à presque 80 ans... Bravo mon Lolo maman est fière de toi
!
Elles me l’ont chaudement recommandé, mais rien à faire je n’arrive pas à entrer dans l’histoire.
C’est ma deuxième tentative et toujours pas le petit déclic, celui qui empêche de le poser avant de l’avoir fini. Pourtant il devrait me plaire, le résumé est tentant.
Seulement voilà, l’auteur est l’Espagnol, ça se passe en Espagne et moi l’Espagne, j’ai du mal.
Des raisons à cela, aucune !
Aucune raison non plus qui me font aller d’instinct, depuis quelques mois, vers la litterature scandinave.
Et en ce moment je cumule en matière de lectures réjouissantes.
Le plus grand des hasards me fait choisir des bouquins qui se passent en Suède, évoquent la difficulté de vieillir et la mort.
A moins qu’Almodovar en tire un film (pas du tout son genre) l’Espagne attendra encore un peu. Dommage sans doute.
Et déjà addict.
Mais qui me dira pourquoi nous n’avons pas utilisé cette petite merveille plus tôt ? Pas pensé tout simplement.
Quel plaisir de voir les enfants, bon j’avoue, si je suis ravie de voir la jolie figure d’Henrichéri-tout sourires en gros plan, les autres aussi, ce que j'apprécie beaucoup c’est bien
de contempler, beate, ma fille.
L’image me suffirait presque, pour la conversation, le bon vieux téléphone fait très bien l’affaire.
Donc, allais-je dire, à 18 h je mets un coup de rouge à lèvres, enlève les lunettes et attends que le PC sonne.
J’ai ainsi appris qu’Henrichéri avait fait 10 « évals » en une semaine, (tête épuisée) les océans n’ont plus de secrets pour lui, et un 17 en lecture est bien encourageant.
Avec Eugénie (obsédée par le docteur) qui entend sans doute trop parler de la grippe j’ai compris que Maky était malade, même en le voyant elle n’a pas voulu en démordre.
Il va sans dire que préfère voir qu’être vue.
A midi Archi-mamy viendra déjeuner, Belle TT passera la prendre, toutes deux monteront l’escalier accompagnées de leurs douleurs aux
genoux, pieds, dos et que sais-je encore, c’est chouette de vieillir.
Un déjeuner pour mettre au point les repas des fêtes. Il fût un temps où Archi-mamy prenait tout en charge, cuisinière hors pair elle trouvait grand plaisir à élaborer des repas fins et goûteux
pour une tablée de plus de 12 ou 15 personnes, Archi-papy s’occupait des vins, Sister du dessert et moi…de la déco et de l’ambiance.
Avec ce qu’Archi-mamy préparait j’avais de quoi remplir les assiettes pendant 2 jours…
Après quelques ennuis de santé pour la cuisinière, maman a pris la cuisson du chapon en charge.
Puis, petit à petit il a fallu faire croire aux arrières grand-mères (pour préserver leur amour-propre) que je trépignais de joie à l’idée de me mettre aux fourneaux, elles n’ont pas
refusé…
Les années passant, les estomacs sont moins résistants, les convives moins nombreux, (5 en 6 ans nous ont quitté) et l’interrogation n’est plus « qu’allons-nous manger ? mais que va
t-on supprimer du menu ? »
Une seule entrée sera suffisante, un seul plat de résistance et comme à chaque fois, la salade sera oubliée...
Sauf que les petits grandissent, qu’ils aiment les bonnes choses, que cette année les cousins de Perpignan seront là, qu’ils apprécient les plaisirs de la table et nous voulons les gâter.
Alors Sister et moi cogitons pour que ce noël, le premier sans maman, ressemble malgré tout à quelque chose, tout en restant fidèle à notre devise « pas d’ excés, pas de gaspillage » trop de
gens ont faim.
Une chose est sûre, comme l’an passé je ferai une pleine corbeille de merveilles, bugnes ou oreillettes, appelons cette gourmandise comme on voudra, c’est à manger même sur la tête d’un pouilleux
!